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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/182

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souvenirs

tuelle me semble parfait, point chimérique, et si nos voisins, même les plus pauvres d’entre eux, s’y tiennent, j’estime fort qu’ils feront bien…

Inutile, n’est-ce pas, de vous raconter mon voyage de Paris à Charleroi où je devais débuter… comme orateur en ces régions. L’assez triste morceau de France, si intéressant qu’il soit à beaucoup de points de vue autres, qu’il faut traverser pour aller jusque-là, m’a par trop rappelé le mot d’Alexandre Ier de Russie, d’après Chateaubriand : « Dieu, que la France est laide ! » C’est vrai que ce Tsar n’avait vu que ce coin industriel et richement, mais platement, agricole de notre pays.

Mon arrivée à Charleroi dans une famille exquise ne m’en a pas moins fait ramentevoir de quelques vers écrits par moi… en 1872.


Dans l’herbe noire
Les kobolds vont,
Le vent profond
Pleure, on veut croire…

Plutôt des bouges
Que des maisons…
Quels horizons
De forges rouges…

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