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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/165

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V


Et voici l’instant où tu meurs.
Nuit suprême en ma nuit extrême,
Deuil de deuils, malheur de malheurs !
Il me semble mourir encor moi-même.

Eh quoi ! l’expansion immense
De cette immense intensité,
Cette santé, cette gaité,
Tout ce triomphe enseveli, démence !

Mais ! le néant c’est bon pour moi,
Pour cet être absurde et fragile
C’est ce qu’il faut, mais quant à toi…
Nous ne sommes pas de la même argile.

Moi je suis la destruction
Dans le silence et les ténèbres,
Toi, monte avec l’assomption
Des femmes que l’amour rendit célèbres.