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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/148

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SONNET


Pour la Kermesse du 20 juin 1895 (Caen).


Je voudrais avoir, je le jure,
Croyez-en ma sincérité,
Part à votre festivité,
N’était le mal qui m’iodure,

Qui, tout le temps que le jour dure,
Me retient au lit détesté
Pour me faire un somme agité
Du soir obscur à l’aube obscure.

Mais mon cœur bat libre et sans fera
Et le bon démon qui m’habite
Me dicte encor parfois des vers.

Sonnet, pars joyeux et va vite
Vers ce Caen où la Charité
Gaiment inaugure l’été.