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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/142

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II


Je ne suis plus encore un faune
El je dirai dans mes regrets
Un sonnet à la Plume après
Que je ne serai plus aphone
Sans le faire, hélas ! trop exprès.

Ma muse, qui parfois rit jaune
Et voit rouge et noir et tout près
D’y voir rose, puisque suis ès-
Amis, vous dit : Amis, mon trône,

Puisque je suis le Président
De ces agapes fraternelles,
Ou du moins mon fauteuil prudent,

Mon fauteuil, ou si vos prunelles
Y découvrent un trône trop…
Je vous salue, amis, et m’assieds au galop.

13 avril 1893.