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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/124

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À Mademoiselle Sarah.


Ô Mademoiselle Sarah,
C’est à qui de nous d’eux sera
Le mieux encore épris de l’autre.

Hélas ! crois-je, c’est toujours moi
Que tracasse bien trop d’émoi.
Mais votre émoi ? Quel est le vôtre ?

Je crains qu’il ne soit trop le même
Si je vois votre cœur à nu…
Heureusement c’est l’inconnu !

Et je veux que cette fleurette
Ne vous trouve point mal seulette
Dussé-je y, moi, risquer ma tête.