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CHRONIQUES DE L’HÔPITAL

I


Quinzaine et semaine où les poètes auront fait parler d’eux, de diverse façon, suivant leur habitude : jeunes poètes primés par des vieux (moyennant l’intermédiaire, s’il vous plaît, d’un journal boulevardier), un vrai poète décoré ! un autre, ironique et comme vengé d’avance, celui-là, mort à l’hôpital, et… le nom d’un poète mort à l’hôpital donné à une rue de Paris, en vertu d’une délibération du Conseil municipal de la « Ville-Lumière » !

La presse a dignement parlé de Maurice Mac-Nab, si original et si regretté ; d’autre part, la littérature entière applaudit à la distinction dont se voit l’objet Maurice Boucher, l’auteur de tant d’œuvres charmantes et profondes, et les Benjamins du Parnassianisme distingués par leurs frères très aînés sont tout naturellement fiers de la marque de satisfaction autant que joyeux de l’aubaine aurifère. Aussi laisserai-je à leur bonheur ces dignes éphèbes et le public compétent à sa légitime satisfaction en face