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mes hôpitaux

parenthèse, soit dit sans manquer de respect à


« César décédé ».


À droite et à gauche, un rez-de-chaussée et un étage de hautes vitres et, en retour, deux ailes, pierre, brique et bois, suggestives d’immenses communs, écuries et remises sans fin, le tout un peu grandiose avec quatre grands jardinets autour d’un bassin assez vaste et, bien en avant, une énorme pelouse piquée ça et là de corbeilles plutôt pauvrement fleuries, mais le palais n’est-il pas pour les pauvres et faut-il l’oublier ?

Les bâtiments s’enfoncent très profonds sous forme de galeries latérales assez basses pour que l’œil discerne, légers et clairs, les arbres gentils d’un bois plébéien des environs immédiats de Paris au milieu duquel, d’ailleurs, comme dans une clairière, s’élèvent ces constructions après tout agréables.

C’est Napoléon III le Bien-Intentionné qui fonda cet asile pour les convalescents des hôpitaux. La disposition même des œuvres intérieures, le caractère même des us et coutumes de la maison, proclament jusqu’à l’excès cette origine : longs couloirs de caserne, chambrées à trois lits, qui rappellent les petites salles d’hôpitaux, et une discipline un peu de prison ; les réfectoires aux tables de