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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, III.djvu/384

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XXXIV

UN PEU DE POLITIQUE


Tribune des Cinq-Cents, attributs indécents,
Tremplin mesquin pour tous plongeons dans les non-sens,
Dans ces mensonges, dans telles logomachies,
Et, chose pire, dans les plus pires des orgies
De gaspillages d’honneur civique et d’argent !
Tribune où Bonaparte, en homme intelligent
Vraiment, ne monta qu’un instant pour donner l’ordre
De la jeter bas, dût mons Arena le mordre
D’un poignard de théâtre et d’un « Tyran ! » appris ;
Tribune remplacée au-delà de son prix,
Bien au-delà de son prix, ce leurre, par celle
Des rois revenus, qu’on peut nommer la Pucelle
De parlementarisme honnête, celui-là
(Non celui-ci !) et puis, comme tout s’écroule
De fier encor dans ce pays qu’un chacun pipe,
Tribune encore de l’affreux Louis-Philippe,