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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, III.djvu/359

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invectives

Qui sans elle n’eusses, triste gagne-petit,
              Gagné la moindre thune,
 
Tu m’as insulté, toi ! du haut de ton tréteau,
              Grossier, trivial, rustre !
Tu m’as insulté, moi ! l’homme épris du seul beau,
              Moi, qu’on veut croire illustre.

Tu parles de mes mœurs, espèce de bavard,
              D’ailleurs sans éloquence,
Mais l’injure quand d’un tel faquin elle part
              S’appelle... conséquence.

La conséquence est que, d’abord tu n’es qu’un sot
              Qui pouvait vivre bête,
Sans plus, — tandis que, grâce à ce honteux assaut
              Vers un pauvre poète,

Un poète naïf qui n’avait d’autre tort
              Que d’être ce poète,
As mérité de lui, paresseux qui t’endors
              Poncif, laid, dans ta boëte,
 
(Comme tu prononces, double et triple auverpin)
              Que les siècles à suivre
Compissent, et pis ! ton nom, Grivel (prends un bain)
              Grâce à ce petit livre.