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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, III.djvu/349

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XIII

L’ÉTERNEL SOT


L’éternel sot qui fut jadis Fréron
Et maintenant se nomme Brunetière
Mériterait une ode tout entière
Pour l’exécration du fanfaron !

Du fanfaron de bêtise au ronron
Affreux du chat pire que de gouttière,
Mais non, un dur sonnet en étrivière
Suffit pour châtier tel lourd baron

Du snobisme actuel comme de l’autre
Et le voici pour l’autre et pour le nôtre
Et pour le nôtre, hélas ! surtout.

Car il n’est pire pédant pour déplaire
Que celui qui, méprisable à tout bout
De champ, nous insultait en Baudelaire.


Mai 1893.