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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, III.djvu/255

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XII


I


On finit par s’habituer
À la trahison de la femme :
La vie est faite de la trame
Qu’elle tisse pour nous tuer.

Après un temps d’apprentissage
On ne saurait plus s’en passer ;
D’abord on s’escrime à ruser,
Puis c’est la fatigue, — et l’usage.

La colère cède à l’ennui
Qui fait bientôt place à la presque
Indifférence moins grotesque
Que tel transport qui nous a nui.

Puis la confiance charmante
Revient, avec le correctif