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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, III.djvu/250

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IX


À Henri Bauër.


Être tout de beauté, tout de bonté,
Été naïf, vouloir l’être resté ;

Contempler et jouir comme de soi
Non sans une espèce de quant à moi ;

Se fier à la pente naturelle
Avec peut-être peu compter sur elle ;

Falloir, de par un pur devoir à rendre,
Ce devoir, néanmoins y condescendre ;

Se sentir maître, au fond, de l’action,
Après, pourtant, telle étroite option,

La tâche est douce, elle est bien rude aussi,
Couronne d’or, immortelle et souci,