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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, III.djvu/232

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IV


Les extrêmes opinions
Qu’hier encor nous pratiquâmes
Et qu'aujourd’hui nous renions

Sont pourtant de nos pauvres âmes
La vie et peut-être l’honneur,
La vie en fleur, l’honneur en flammes.

Le siècle et son train suborneur
Nous corrompent si vite ensuite
Qu’on n’en sait rien, par un bonheur.

On se blase, l’on se croit quitte
De tous devoirs et de tous droits.
C’est affreux d’oublier si vite

Ce que tu veux, ce que tu crois ;
Pour quelle triste insouciance !
Ah ! Dieu, plutôt sous Votre croix,