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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, III.djvu/194

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LXXXV

À CÉSAR C.


Vous êtes la douceur elle-même et la paix,
Et c’est au nom de quoi, mon ami, je vous aime.
Comme étant la douceur et — oui ! la paix, moi-même,
La paix, comme je veux, la douceur, où je vais !

Parfois, c’est vrai, je suis méchant et non mauvais.
Je ne suis plus celui que trouble le problème,
Je ne suis plus celui qu’envolait le poème,
Je ne suis, par instants, que « fais donc ce que fais »,

Instinctif, et, sinon terrible, près de l’être.
Comme vous m’avez vu, puis, comme un mauvais prêtre
Affreux d’hypocrisie et vil de faux honneur,

Mais ensuite, et de vous, ami, prenant l’exemple,
Sérieusement doux et paisible donneur
De douceur et de paix dès la porte du temple.