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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, III.djvu/163

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À LÉON VANIER

suite au 1er sonnet


II


Or puisque le veau d’or a lieu
Et qu’on ne dirait plus du veau,
Il nous faut d’abord prier Dieu
De bénir le pacte nouveau.

Pour nous ruer à des travaux
Tout bonnement prodigieux.
Prose au kilo, vers frais ou faux,
Qu’importe ? Tant pis et tant mieux !

Nouer et dénouer des nœuds
Gordiens ou non, et n’étant
Pas plus des princes que des bœufs.

Néanmoins, peiner tant et tant
Que vous fassiez une fortune bœuf

Et que moi j’achetasse un courage neuf.


Jour de Noël 1892.