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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, III.djvu/161

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II

RICHESSE


À me mettre hélas dans la poche,
Mais demain comme il sera tendre
Il n’est tel que de bien attendre
Avec une tête de Boche,

Et la chose d’être un gavroche
Qui ne voudrait plus rien entendre
Que d’être un gas plus ou moins tendre
Sans peur autant que sans reproche

Et je vais enfin, digne et riche,
Mieux qu’un militaire en Autriche,
M’épandre et me répandre encore

En un luxe sans fin ni bornes
Qui, bœuf littéral que décore
Sa force, te montre les cornes,

Misère qui voudrait me proposer des bornes.