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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, III.djvu/145

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XLV

À ***


Ton cœur est plus grand que le mien
Mais le mien peut-être est plus tendre
Qui ne sait que ne pas attendre,
Tant il serait jaloux du tien,

Si je m’étais sûr de la foi
Qu’il faut, chère, que (je te prête), pauvre,
Et que riche, je donne en tout aloi
Bon et meilleur ou pire, en vrai poète.

Mon cœur est moins grand que le tien
Mais le tien peut-être est moins vaste
Qui n’aime guère que le faste
D’être aimé du mien, et fait bien.