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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, II.djvu/274

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L’IMPÉNITENT

Rôdeur vanné, ton œil fané
Tout plein d’un désir satané
Mais qui n’est pas l’œil d’un bélître,
Quand passe quelqu’un de gentil
Lance un éclair comme une vitre.

Ton blaire flaire, âpre et subtil,
Et l’étamine et le pistil,
Toute fleur, tout fruit, toute viande,
Et ta langue d’homme entendu
Pourlèche ta lèvre friande.

Vieux faune en l’air guettant ton dû,
As-tu vraiment bandé, tendu
L’arme assez de tes paillardises ?
L’as-tu, drôle, braquée assez ?
Ce n’est rien que tu nous le dises.