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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, II.djvu/264

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IV

AUTRE EXPLICATION

Amour qui ruisselais de flammes et de lait,
Qu’est devenu ce temps, et comme est-ce qu’elle est,
La constance sacrée au chrême des promesses ?
Elle ressemble une putain dont les prouesses
Empliraient cent bidets de futurs fœtus froids ;
Et le temps a crû mais pire, tels les effrois
D’un polype grossi d’heure en heure et qui pète.
Lâches, nous ! de nous être ainsi lâchés !
Lâches, nous ! de nous être ainsi lâchés ! « Arrête !
Dit quelqu’un de dedans le sein. C’est bien la loi.
On peut mourir pour telle ou tel, on vit pour soi,
Même quand on voudrait vivre pour tel ou telle !
Et puis l’heure sévère, ombre de la mortelle,
S’en vient déjà couvrir les trois quarts du cadran.
Il faut, dès ce jourd’hui, renier le tyran