Ouvrir le menu principal

Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, II.djvu/182

Cette page a été validée par deux contributeurs.


XVIII


J’ai dit à l'esprit vain, à l'ostentation,
L’Ilion de l’orgueil futile, le Sion
De la frivolité sans cœur et sans entrailles,
La citadelle enfin du Faux :
                « Croulez, murailles
Ridicules et pis, remparts bêtes et pis.
Contrescarpes, sautez comme autant de tapis
Qu’un valet matinal aux fenêtres secoue,
Fossés que l’eau remplit, concrétez-vous en boue
Qu’il ne reste plus rien qu’un souvenir banal
De tout votre appareil, et que cet arsenal,
Chics fougueux et froids, mots secs, phrase redondante,
Et cætera, se rende à l’émeute grondante
Des sentiments enfin naturels et réels. »

Ah ! j’en suis revenu, des « dandysmes » « cruels »
Vrais ou faux, dans la vie (accident ou coutume)
Ou dans l’art ou tout bêtement dans le costume.