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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, II.djvu/178

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bonheur


C’est alors que la mort commence
Son œuvre inexpiable ? Non,
Mais qui me saisit de démence
Bien qu’encor criant Votre nom.
L’Ami me meurt, aussi la Mère,
Une rancune plus qu’amère
Me piétine en ce dur moment
Et me cantonne en la misère,
Dans la littérale misère,
Du froid, et du délaissement !
 
Tout s’en mêle : la maladie
Vient en aide à l’autre fléau.
Le guignon, comme un incendie
Dans un pays où manque l’eau,
Ravage et dévaste ma vie,
Traînant à sa suite l’envie,
L’ordre, l’obsèque trahison,
La sale pitié dérisoire,
Jusqu’à cette rumeur de gloire
Comme une insulte à la raison !
 
Ces mystères, je les pénètre ;
Tous les mystères, je les connais,
Oui, certes, Vous êtes le maître
Dont les rigueurs sont les bienfaits.
Mais, ô Vous, donnez-moi la force,