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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, I.djvu/362

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Myrtil

Et quoi, vous aussi, vous ?

Chloris

Et quoi, vous aussi, vous ?Moi-même, hélas ! moi-même,
Puis-je encore espérer que mon bien-aimé m’aime ?
Nous étions tous les deux, Sylvandre, si bien faits
L’un pour l’autre ! Quel sort jaloux, quel dieu mauvais
Fit ce malentendu cruel qui nous sépare ?
Hélas ! il fut frivole encor plus que barbare,
Et son esprit surtout fit que son cœur pécha.

Myrtil

Espérez, car peut-être il se repent déjà,
Si j’en juge d’après mes remords…

(Il sanglote.)

Si j’en juge d’après mes remords… Et mes larmes.

(Sylvandre et Rosine se pressent la main.)

Rosalinde, survenant.

Les pleurs délicieux ! Cher instant plein de charmes !

Myrtil

C’est affreux !