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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, I.djvu/207

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II


J’avais peiné comme Sisyphe
Et comme Hercule travaillé
Contre la chair qui se rebiffe.

J’avais lutté, j’avais baillé
Des coups à trancher des montagnes,
Et comme Achille ferraillé.

Farouche ami qui m’accompagnes,
Tu le sais, courage païen,
Si nous en fîmes des campagnes,

Si nous avons négligé rien
Dans cette guerre exténuante,
Si nous avons travaillé bien !

Le tout en vain : l’âpre géante
À mon effort de tout côté
Opposait sa ruse ambiante,