Page:Verhaeren - Poèmes, t2, 1896.djvu/27

Cette page a été validée par deux contributeurs.
23
les soirs


SOUS LES PORCHES


L’ombre s’affermissait sur les plaines captives,
Et, de ses murs, barrait les horizons d’hiver,
Comme en un tombeau noir, de vieux astres de fer
Brûlaient, trouant le ciel de leurs flammes votives.

On se sentait serré dans un monde d’airain,
Où quelque part, au-loin, se dresseraient des pierres
Effrayantes et qui seraient les idoles guerrières
D’un peuple encor enfant, terrible et souterrain.