Page:Verhaeren - Poèmes, t2, 1896.djvu/15

Cette page a été validée par deux contributeurs.
11
les soirs


LES MALADES


Blafards et seuls, ils sont, les sceptiques malades,
Aigus de tous leurs maux. Ils regardent le soir
Se faire dans leur chambre et grandir les façades.
Une église près d’eux lève son clocher noir.

Heure morte, là-bas, quelque part, en province,
En une ville éteinte, au fond d’un coin désert,
Où s’endeuillent des murs et des porches, dont grince
Le gond monumental, ainsi qu’un poing de fer.