Page:Verhaeren - Poèmes, t2, 1896.djvu/119

Cette page a été validée par deux contributeurs.
115
les débacles


AU LOIN


Eau qui s’égoutte en des sous-sols, pleurs de lumières,
Sous des porches de fer, où s’engouffrent des voix,
Pignons crasseux, greniers obscurs, mornes larmières
Et gouttières régulières, au long des toits ;
Et blocs de fonte et crocs d’acier et cols de grues
Et puis, au bas des murs, dans les caves, l’écho
Des pas et des chevaux, sur le pavé des rues
Et sur les ponts dont les piles cassent le flot ;
Et le vaisseau plaintif, qui dort et se corrode,
Dans les havres, et souffre, et les poumons criards