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Page:Verhaeren - Poèmes, t1, 1895, 2e éd.djvu/98

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UN SOIR


Avec les doigts de ma torture
Gratteurs de mauvaise écriture,
Maniaque inspecteur de maux,
J’écris encor des mots, des mots…

Quant à mon âme, elle est partie.

Morosement et pour extraire
L’arrière-faix de ma colère,
Aigu d’orgueil, crispé d’effort,
Je râcle en vain mon cerveau mort.