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Page:Verhaeren - Poèmes, t1, 1895, 2e éd.djvu/95

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SILENCIEUSEMENT


En un plein jour, larmé de lampes,
Qui brûlent en l’honneur
De tout l’inexprimé du cœur,
Le silence, par un chemin de rampes,
Descend vers ma rancœur.
Il circule très lentement
Par ma chambre d’esseulement ;
Je vis tranquillement en lui ;
Il me frôle de l’ombre de sa robe ;
Parfois, ses mains et ses doigts d’aube
Closent les yeux de mon ennui.