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Page:Verhaeren - Poèmes, t1, 1895, 2e éd.djvu/65

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OBSCURÉMENT


Obscurément : ce sont de fatales tentures
Où griffes de lion et d’aigle et gueules d’ours
Et crocs et becs ; ce sont de roides contractures
Et des spasmes soudains au long de rideaux lourds.

Obscurément : un Achille de granit noir
Se rue en son amour et piétine son socle :
Sa peau de pierre allume éclair en un miroir,
Et l’on entend craquer les reins du beau Patrocle.