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Page:Verhaeren - Poèmes, t1, 1895, 2e éd.djvu/53

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SOIR DE CAVEAU


Des torchères dont la clarté ne bouge
Brûlent depuis les loins des jours, toujours,
Parmi la cruauté de ce caveau voûté,
D’ébène immense et lambrissé d’or rouge.

Les supplices d’acier et les meurtres d’airain
S’y souviennent : Néron, Procuste et Louis onze,
— Regards de proie, ongles de bronze,
Clous et tenailles dans leur main —

Un luxe vieux de métaux noirs habille
Le solennel granit d’un fût assyrien,