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Page:Verhaeren - Poèmes, t1, 1895, 2e éd.djvu/49

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LÉGENDES


Les grands soleils cuivrés des suprêmes automnes
Tournent éclatamment dans un carnage d’or ;
Mon cœur, où les héros des ballades teutones
Qui cornaient, par les bois, les marches de la Mort ?

Ils passaient par les rocs, les campagnes, les hâvres,
Les burgs — et brusquement ils s’écroulaient, vermeils,
Saignant leurs jours, saignant leurs cœurs, puis leurs cadavres
Passaient dans la légende, ainsi que des soleils.