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Page:Verhaeren - Poèmes, t1, 1895, 2e éd.djvu/155

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LES PAYSANS


Ces hommes de labour, que Greuze affadissait
Dans les molles couleurs de paysanneries,
Si proprets dans leur mise et si roses, que c’est
Motif gai de les voir, parmi les sucreries
D’un salon Louis-Quinze animer des pastels,
Les voici noirs, grossiers, bestiaux — ils sont tels.

Entre eux, ils sont parqués par villages ; en somme,
Les gens des bourgs voisins sont, déjà l’étranger,
L’instrus qu’on doit haïr, l’ennemi fatal, l’homme
Qu’il faut tromper, qu’il faut leurrer, qu’il faut gruger.