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Page:Verhaeren - Poèmes, t1, 1895, 2e éd.djvu/127

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KATO


Après avoir lavé les puissants mufles roux
De ses vaches, curé l’égout et la litière,
Troussé son jupon lâche à hauteur des genoux,
Ouvert, au jour levant, une porte à chatière.

Kato, la grasse enfant, la pataude, s’assied,
Un grand mouchoir usé lui recouvrant la nuque,
Sur le viel escabeau, qui ne tient que d’un pied,
Dans un coin noir, où luit encor un noctiluque.

Le tablier de cuir rugueux sert de cuissart ;
Les pieds sont nus dans les sabots. Voici sa pose :
Le sceau dans le giron, les jambes en écart,
Les cinq doigts grapilleurs étirant le pis rose,