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Page:Verhaeren - Poèmes, t1, 1895, 2e éd.djvu/118

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LES PLAINES


Partout, d’herbes en Mai, d’orges en Juillet pleines,
De lieue en lieue, au loin, depuis le sable ardent
Et les marais sur la Campine s’étendant,
Des plaines, jusqu’aux mers du Nord, partout des plaines !
Autour du plus petit village, où le clocher,
Aigretté d’un coq d’or et reluisant d’ardoises,
Grandit, sur des maisons hautes de quatre toises,
Auprès du bourg pêcheur et du bourg maraîcher,
Toujours, si large et loin que se porte la vue,
Là-bas, où des bœufs noirs beuglent dans les terreaux,
Où des charges de foin passent par tombereaux,
Et puis encor, là-bas, où quelque voile entrevue,