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Page:Verhaeren - Poèmes, t1, 1895, 2e éd.djvu/110

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LA VACHÈRE


Le mouchoir sur la nuque et la jupe lâchée,
Dès l’aube, elle est venue au pacage, de loin ;
Mais sommeillante encore, elle s’est recouchée,
Là, sous les arbres, dans un coin.

Aussitôt elle dort, bouche ouverte et ronflante ;
Le gazon monte, autour du front et des pieds nus ;
Les bras sont repliés de façon nonchalante,
Et les mouches rôdent dessus.

Les insectes de l’herbe, amis de chaleur douce
Et de sol attiédi, s’en viennent, à vol lent,