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Page:Verhaeren - Les Rythmes souverains, 1910.djvu/69

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Là-bas,
Parmi les Don, et les Dnieper, et les Volga,
Où la bise éternelle, à rude et sombre haleine,
Durcit la plaine ;
Et puis, là-bas encor,
Où les glaçons monumentaux des Nords
Bloquent, de leurs parois hiératiques,
Les bords
Du fiord scandinave et du golfe baltique,
Et puis, plus loin encor, plus loin toujours,
Sur les plateaux d’Asie
Où les rocs convulsés dressent leur frénésie
Jusqu’à barrer le jour,
Les barbares voyaient un merveilleux mirage,
Tenace et obsédant,