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Page:Verhaeren - Les Rythmes souverains, 1910.djvu/55

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I



Lorsque Joseph d’Arimathie
Eut descendu le Christ raide, livide et froid,
Du sommet de la croix,
Et que la garde et que la foule étaient parties
Et que les monts et que les cieux,
Et que les eaux et que la terre,
Un instant remués par les vents et les feux,
Étaient redevenus silencieux
Et solitaires,
Ô le baiser de Jean sur le cœur de son Dieu !

Il était mort, ce cœur,
Avec sa lente et patiente douceur