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Page:Verhaeren - Les Rythmes souverains, 1910.djvu/43

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Ô plainte de la terre
Frappant la nuit, frappant le jour,
Frappant toujours
Quelque roc inflexible en un lieu solitaire !
Cri de douleur poussé tout au bout de la mer,
Là bas, dans l’île où nul vaisseau jamais n’accède,
Ô l’antique tourment, d’âge en âge souffert,
Ô pauvre, et lasse, et triste, et fatale Andromède !

Debout,
En face de l’écueil aux pointes ramassées,
Avec son front qui brille, avec son cœur qui bout,
Voici Persée.
Le soir se fait. Et le soleil, comme un témoin,