Ouvrir le menu principal

Page:Verhaeren - Les Rythmes souverains, 1910.djvu/161

Cette page a été validée par deux contributeurs.




Que bondisse soudain mon âme aventurière
Vers l’avenir,
Et tout à coup je sens encor,
Comme au temps de l’enfance, au fond de moi, frémir
L’aile qui dort
Des anciennes prières.

D’autres phrases et d’autres mots sont murmurés,
Mais le vieux rythme avec ses cris est demeuré,
Après combien de jours, le même ;
Les temps l’ont imprimé aux sursauts de mon cœur,
Dès que je suis allègre et violent d’ardeur,
Et que je sens combien je m’aime.