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Page:Verhaeren - Les Rythmes souverains, 1910.djvu/115

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On lui reprochait tout
Depuis longtemps, mais à l’écart, dans l’ombre

Et c’était son astuce et ses ruses sans nombre,
Et c’était son orgueil qu’il maintenait debout
Même en cédant obliquement à la contrainte,
Et c’était son art preste, et chaque fois nouveau,
De susciter d’illusoires complots,
Et d’autres fois
C’était sa voix,
Franche et brusque comme une étreinte,
Et sa langue indocile aux propos mensongers.
Et tout à coup son front se redressant sans crainte,
Très haut.
Jusqu’aux tonnerres du danger.