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Page:Verhaeren - Les Aubes, 1898, éd2.djvu/158

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— Hérénien, Hérénien, nous sommes ta survie ?
Nous te vouons et nous t’offrons
Tous ce qu’un jour, l’effort
De notre âme fera de beau, de clair, de fort
Et de pur dans la vie !
— Hérénien, Hérénien, ton souvenir
Sera le battement de cœur de l’avenir !
— Hérénien, Hérénien, exalte-nous
Que nous soyions toujours ces violents, ces fous
Qu’aux temps mauvais,
Jadis, ton geste emportait,
Malgré nos forces désunies,
Dans l’orage de ton génie !

Le cadavre est déposé sur l’estrade ; des femmes couvrent, avec des fleurs, le drap noir.



LE VOYANT


Debout sur un gradin et dominant la foule :


Ce n’est plus l’heure
Où j’écoute ceux qui pleurent ;
C’est l’heure enfin venue