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Page:Verhaeren - Les Aubes, 1898, éd2.djvu/121

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Et les affres de guerre et de désespoir ;
Ces premières confessions de l’âme humaine,
Enfin lucide et triomphante,
Les étoiles sereines,
Là-haut, ont dû les entendre.


HAINEAU


Vraiment, je vous admire ! À la moindre lueur qui vous arrive par
la fente d’une porte, vous concluez à la présence énorme du soleil. Depuis qu’Oppidomagne est bloquée, s’est-il passé un jour, un seul, sans que des pièges vous fussent tendus ? Qui vous garantit la sincérité de ces soldats ? Qui vous dit qu’Oppidomagne ouvrira ses murs, même à des ennemis désarmés ? En aveugle, vous croyez tout. La force qui vous anime est aussi folle qu’elle est ardente !


HÉRÉNIEN


C’est la seule vraie : être au service des circonstances, se tenir à
la merci de l’immense espoir qui traverse, à cette heure, le monde !