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Page:Verhaeren - La Guirlande des dunes, 1907.djvu/91

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La Côte Flamande


Pour les marins d’Anvers, la mer
— Champ immense de lucre et de jolie —
Sous des cieux de splendeur étale et multiplie
Les ors du monde, au long de ses chemins amers.

Mais pour ceux-ci, ceux de Flandre, la mer
N’est que leur blond pays qui se prolonge
Sous un manteau tumultueux de flots hagards,
Avec les duvets gris et les éponges
De ses brouillards.