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Page:Verhaeren - La Guirlande des dunes, 1907.djvu/59

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Ô la pêche perdue, et la mort qui se dresse,
Et la vague qui s’enfle, et le ciel qui se tord
Sous les astres cruels des équinoxes d’or !
Vous subirez front buté contre la vie,
Ses longs et lourds assauts de rage inassouvie,
Vous serez des héros et ne le saurez pas ;
Mais la Flandre qui veut que demeure tenace
Sa race,
Surveille et vous admire et vous suit pas à pas ;
Et c’est pourquoi votre clocher, là-bas,
À cette heure où vous passer
Jeunes, ardents et enlacés,
Avec son vieux cadran aux aiguilles hagardes.
Par dessus les maisons du village, regarde.