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Page:Verhaeren - La Guirlande des dunes, 1907.djvu/56

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Amours


En ces premiers beaux soirs de Mai,
Ceux qui viennent, parmi les dunes claires,
S’aimer,
Ne songent guère
Qu’à leur amour, pareil au lierre
Le long des murs et des pignons, là-bas.
Ils vont si lentement que leur corps semble las ;
Mais les chardons, mais les mousses, mais les oyats,
Mais tous les menus grains et de sable et de cendre,
Mais la plus humble sente où se suivent leurs pas
À voir leur couple lourd passer
Et s’enlacer
Ne songent qu’à la terre immortelle de Flandre,