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Page:Verhaeren - La Guirlande des dunes, 1907.djvu/50

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Printemps


Le soleil règne et les molles nuées
Montent en troupeaux blancs
Du côté du Levant ;
Les herbes remuées
Au vent
Luisent, comme des ailes.

L’air est si pur et la clarté si belle
Et l’âpre hiver est si dûment parti
Que les bêtes et que les hôtes
Des maisons basses de la côte
En ont fini
D’avoir la peur de l’infini.