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Page:Verhaeren - La Guirlande des dunes, 1907.djvu/44

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Ils se tassent là-bas où vont les attelages,
Où les sommets des hauts clochers
Hissent leurs coqs empanachés
Qui sont l’orgueil des vieux villages.


Les toits rouges sont les ailes des logis blancs
Ils recouvrent le travail lent
Et les soucis des simples gens ;
La paix lumineuse et fleurie
Règne autour d’eux sur les prairies ;
Des vols de pigeons clairs battent le ciel,
Des ruches d’abeilles font leur miel
Et les troupeaux vaguent parmi les herbes,
Le corps revêtu d’ombre et de clarté superbes.

 
Dès le malin,
Les toits rouges aux tuiles allumées
Se couronnent de futile fumée ;
Midi les éblouit de feux dans le lointain,
Même le soir, lorsque les dunes
Se rendorment l’autre après l’une,
Avec leurs ombres, à leurs pieds,
Ils rayonnent encor dans l’air pacifié,

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