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Page:Verhaeren - La Guirlande des dunes, 1907.djvu/34

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Ô la ruée à l’infini des flots déments !
La mort voyage : on ne voit plus, comme des barres,
Les feux tournants des phares
Couper l’espace, brusquement.

Un poing d’effroi tord les villages ;
Les hauts clochers, dans les lointains,
Envoient l’écho de leurs tocsins
Bondir de plage en plage.

Ô vous l’immensité des eaux,
Ayez pitié des vieux bateaux
Et de leurs flancs meurtris,
Et de leur bois pourri,
Et de leurs mâts : roseaux !