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Page:Verhaeren - La Guirlande des dunes, 1907.djvu/32

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Il va lassé, mais il va seul ;
Rude et têtu passant du soir,
Il va toujours, toujours, toujours, avec l’espoir,
Depuis combien d’années
Gardé, que les vagues des destinées
Quand même, un jour, en leur linceuil
D’écume et de fureur, étaleront,
Devant les deux yeux fous qui incendient sa tête,
L’or voyageur que les cent mains de la tempête
Jettent à l’inconnu qui marche aux horizons.