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Page:Verhaeren - James Ensor, 1908.djvu/95

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de Chine aux tons laiteux, statuettes esquissées en quelques coups de brosse, soies, linges, étoffes, écrans, éventails fins et légers, tout le magasin familial de la Rampe de Flandre a traversé l’imagination de l’évocateur.

Voici les Coquillages peints en 1889. À côté d’écailles roses et lustrées,



en voici d’autres blanches comme de la craie et d’autres encore jaspées comme des dos de sèche et d’autres enfin creusées et rayées comme des branchies. La structure de poissons improbables, diables de mer ou rougets, se retrouve comme pétrifiée dans telles formes minérales. Ensor en saisit les analogies, les traduit, les aime et peut-être, au fond de lui, relie-t-il,